À Reims, les lycéens entre blocages et dialogue dans les établissements
La mobilisation lycéenne s’est poursuivie à Reims la semaine dernière, entre rassemblement calme, blocages et échanges dans les établissements. Après des tensions et des dégradations durant la semaine précédente, six établissements rémois et un établissement châlonnais avaient basculé vers l’enseignement à distance en début de semaine.
Mardi, environ 2 500 personnes ont manifesté dans le calme à l’appel de l’intersyndicale de l’Éducation nationale. Jeudi, de nouveaux blocages et des feux ont été constatés devant Sciences Po et plusieurs lycées rémois, alors que le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, se rendait au lycée Raymond-Kopa.
Des revendications sur les conditions d’étude
Les lycéens mettent notamment en avant l’état des toilettes, l’affluence à la cantine, la chaleur dans certaines salles l’été, les emplois du temps chargés et Parcoursup. Les organisations de l’Éducation nationale portent aussi des demandes sur les effectifs, les salaires, le nombre d’enseignants, la taille des classes et les bâtiments scolaires.
La réforme du lycée mise en place en 2019 fait également partie des critiques. Elle est accusée d’avoir multiplié les temps d’attente entre les cours avec le système d’enseignements de spécialité.
Des situations différentes selon les lycées
Le gouvernement a annoncé jeudi et vendredi une banalisation complète des emplois du temps pour permettre des temps de démocratie interne dans les lycées. Le rectorat de l’académie de Reims a toutefois indiqué que les cours restaient assurés dans les conditions habituelles. Au lycée Jean-Jaurès, une réunion s’est tenue mercredi et une autre était prévue vendredi ou la semaine suivante. Le lycée Arago est resté fermé après les dégradations de la semaine précédente.
La région Grand Est, chargée de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des 356 lycées régionaux, met en avant 409 M€ d’investissements prévus en 2026 pour les rénovations, la sécurisation des bâtiments et les ressources numériques. Elle renvoie au gouvernement les sujets liés au remplacement des enseignants, à la pédagogie et à Parcoursup, rapporte lhebdoduvendredi.com.
Source : lhebdoduvendredi.com



