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Camp Saint John Perse démantelé à Reims : des familles encore sans solution

Agnès Laumont-Davoine 2 min de lecture
Camp Saint John Perse démantelé à Reims : des familles encore sans solution

Le camp Saint John Perse, à Reims, a de nouveau été démantelé tôt ce jeudi 29 octobre. Une trentaine de personnes y vivaient, dont 18 enfants. Si la préfecture de la Marne affirme avoir orienté toutes les personnes présentes vers des structures adaptées, au moins deux familles restent sans solution, rapporte france3-regions.franceinfo.fr.

Policiers et services préfectoraux sont intervenus sur ce terrain appartenant à la Ville de Reims. Selon la préfecture, l’opération répond à une décision judiciaire, notifiée aux occupants le 7 septembre, dans le cadre d’une procédure engagée par la municipalité. Une société privée a démonté et emporté les tentes, bâches, matelas et des effets personnels.

Des propositions d’hébergement, mais des familles à la rue

Une famille a refusé une orientation vers Vitry-le-François. Une collégienne explique que son frère et elle sont scolarisés à Reims depuis neuf mois et redoute l’éloignement de leur établissement. Avec leurs parents, ils se retrouvent à la rue, comme une autre famille avec de jeunes enfants.

Les personnes relogées sont souvent accueillies à l’hôtel pour quelques jours. La préfecture assure que les orientations tiennent compte de leur situation administrative et de leurs besoins, et que l’opération visait à éviter de laisser les familles sans solution.

Les associations dénoncent l’absence de dialogue

Les bénévoles contestent les conditions de l’intervention. L’association Pépinière de solidarité contre les précarités déplore avoir été alertée trop tard pour accompagner les occupants et échanger avec les autorités. Elle souligne aussi la perte de matériel destiné à abriter les familles.

Après une démarche engagée en 2025, l’association envisage un nouveau recours préalable pour le préjudice lié à la confiscation du matériel. Sans réponse au bout de deux mois, elle pourrait saisir le tribunal administratif.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Agnès Laumont-Davoine

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