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Mobilisation des policiers rémois : entre manque d’effectifs et colère

Agnès Laumont-Davoine 2 min de lecture

Des revendications fortes pour les forces de l’ordre

Ce mardi 15 septembre 2026, le malaise grandit au sein des commissariats marnais. Quarante-cinq policiers issus des effectifs de Reims, Châlons et Épernay s’apprêtent à manifester à Paris pour exprimer leur exaspération face à la dégradation de leurs conditions de travail. Selon france3-regions.franceinfo.fr, ces fonctionnaires réclament une augmentation de leur prime de risque, des renforts en personnel ainsi qu’une hausse globale de leur budget de fonctionnement.

Une gestion de terrain sous tension

Le syndicat Alliance Police Nationale, par la voix de son secrétaire départemental Frédéric Chesneau, alerte sur une situation critique. Le manque d’effectifs complique quotidiennement le déploiement des patrouilles, forçant parfois les équipes à intervenir seules, ce qui met en péril la sécurité des agents. Le syndicaliste cite l’exemple récent d’un incendie à Mardeuil, où une équipe de Reims a dû intervenir en renfort faute de personnel disponible localement, soulignant un temps de réaction jugé inefficace.

Au-delà de la logistique, les policiers pointent du doigt une lourdeur administrative asphyxiante et un sentiment de manque de considération, exacerbé par des promesses jugées non tenues. Les missions se multiplient — entre lutte contre le narcotrafic, violences intrafamiliales et atteintes aux biens — tandis que les effectifs, comme au nouveau commissariat d’Épernay, peinent à assurer la continuité des services, notamment lors des rondes de nuit.

Un besoin de reconnaissance

Malgré un quotidien marqué par des journées à rallonge et une pression constante, Frédéric Chesneau insiste sur l’attachement des agents à leur mission de protection des citoyens. Cette mobilisation parisienne vise à obtenir des réponses concrètes des pouvoirs publics afin de restaurer des conditions d’exercice dignes pour ceux qui se définissent avant tout comme des gardiens de la paix.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Agnès Laumont-Davoine

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