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Champagne jusqu’à 15° : une dérogation inédite après les vendanges 2026

Agnès Laumont-Davoine 2 min de lecture

Ce mercredi 9 septembre, l’appellation Champagne tire le bilan d’une vendange 2026 hors norme. Les premiers coups de sécateur ont été donnés le 14 août en moyenne dans l’appellation, et dès le 6 août à Montgueux, dans l’Aube. Cette précocité s’accompagne de raisins plus petits et particulièrement concentrés en sucre.

Conséquence directe pour les vignerons et les maisons de Champagne du territoire rémois : une modification temporaire du cahier des charges a été accordée par l’Institut national de l’origine et de la qualité. Pour la première fois, des champagnes dépassant 13° d’alcool pourront être produits et commercialisés, jusqu’à 15°, selon france3-regions.franceinfo.fr.

Des raisins concentrés, mais un rendement en baisse

La récolte 2026 affiche un degré moyen d’alcool de 11,8 %, avec une acidité moyenne comprise entre 5 et 5,5 et un pH de 3,2. Ces données traduisent, selon les responsables de la filière cités par france3-regions.franceinfo.fr, une matière première de haute qualité pour l’élaboration des vins.

La saison a toutefois réduit le rendement agronomique. En moyenne, 7 000 kilos de raisins ont été récoltés par hectare, contre un rendement commercialisable fixé à 8 800 kilos fin juillet. L’hiver doux, le cycle végétatif très court et les épisodes de canicule ont marqué le vignoble ces neuf derniers mois.

Un travail accru pour les caves et les vendangeurs

La dérogation ouvre une nouvelle possibilité aux chefs de cave, qui devront composer avec ces raisins plus riches pour élaborer les futurs champagnes. Les bouteilles concernées pourront ainsi présenter des profils plus diversifiés en vins et en arômes.

Pour les consommateurs, cette décision signifie que des champagnes titrant jusqu’à 15° pourront arriver sur le marché. Elle ne concerne toutefois que cette modification temporaire obtenue pour la récolte 2026.

Cette année alimente aussi les interrogations sur l’adaptation du vignoble au réchauffement climatique. La filière évoque notamment l’adaptation des horaires de cueillette lors des fortes chaleurs, ainsi que l’expérimentation de 400 variétés de vignes. En Champagne, les vendanges restent manuelles pour récolter les grappes entières.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Agnès Laumont-Davoine

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