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Manifestant blessé à Reims : l’IGPN enquête sur l’usage de grenades

Agnès Laumont-Davoine 2 min de lecture
Manifestant blessé à Reims : l’IGPN enquête sur l’usage de grenades

Une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été ouverte après la blessure d’au moins un manifestant, samedi 24 octobre à Reims, rapporte lhebdoduvendredi.com. Touchée par une grenade assourdissante tirée par les forces de l’ordre, la personne se trouvait rue Gambetta. La procédure doit établir si les conditions juridiques et opérationnelles d’emploi de ces grenades étaient conformes à la loi.

Un cortège non déclaré dans un périmètre contraint

Le préfet avait interdit les rassemblements non déclarés dans le centre-ville. Les manifestants s’étaient donné rendez-vous à la maison des syndicats, en dehors du périmètre interdit, quatre heures avant les événements de la rue Gambetta. Le cortège, non déclaré, a ensuite avancé par les passages que les forces de l’ordre l’autorisaient à emprunter.

La manifestation s’est déroulée dans un calme relatif jusqu’aux alentours de 17 h. Des grenades lacrymogènes ont toutefois été tirées aux abords du rectorat, également concerné par l’arrêté préfectoral, puis place des Droits de l’Homme. Après un long face-à-face avec la police sur cette place, le cortège est reparti vers la rue Gambetta.

Les conditions d’emploi des grenades examinées

Policiers et gendarmes tentaient d’empêcher le défilé de rejoindre le carrefour de la rue de Venise lorsqu’ils ont subi des jets de projectiles. Ils ont d’abord utilisé des grenades lacrymogènes pour repousser des individus qui tentaient d’entrer en contact avec eux, puis deux grenades GM2L.

Ces grenades combinent des effets lacrymogènes et assourdissants. Elles ont été tirées avec un lanceur Cougar. C’est sur la conformité de leur emploi que doit porter l’enquête de l’IGPN.

Source : lhebdoduvendredi.com

Agnès Laumont-Davoine

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