Au CHU de Reims, la grève se poursuit en réanimation pédiatrique
La grève illimitée se poursuit ce samedi 10 octobre dans les services de réanimation et d’unité de surveillance continue, ou USC, pédiatriques du CHU de Reims. Le mouvement a débuté le 30 septembre, à l’appel de la CGT, selon france3-regions.franceinfo.fr.
Les professionnels mobilisés demandent notamment la reconnaissance et le paiement de leurs heures supplémentaires. La CGT évoque des agents ayant accumulé entre 200 et 250 heures supplémentaires, rémunérées comme des heures normales. Le syndicat relie cette situation aux absences qui ne seraient pas systématiquement remplacées, obligeant les équipes présentes à effectuer davantage d’heures.
Des demandes sur les effectifs et la formation
Le préavis de grève, adressé à la direction le 24 septembre, faisait aussi état d’une dégradation de la santé mentale des professionnels, liée aux conditions de travail. La CGT réclame des effectifs suffisants ainsi qu’une meilleure formation des infirmières et des auxiliaires de puériculture.
D’après la représentante syndicale citée par france3-regions.franceinfo.fr, 32 infirmières et puéricultrices, ainsi que 18 auxiliaires de puériculture, ont rejoint le mouvement. La direction du CHU n’était pas en mesure de communiquer ses propres chiffres au moment où elle a été contactée.
Pas de compromis à ce stade
Une rencontre entre les grévistes et la direction a eu lieu dès la fin septembre, mais aucun accord n’a été trouvé. Les propositions de la direction ne conviennent pas aux équipes mobilisées, qui prévoient de transmettre des contre-propositions.
Dans une réponse communiquée le 9 octobre, la direction du CHU indique que les professionnels non médicaux, hors médecins, sont annoncés grévistes. Elle estime que les effectifs des deux services sont conformes à la réglementation. Elle précise que la fermeture temporaire de lits ne pourrait intervenir qu’en dernier recours, de manière exceptionnelle et limitée dans le temps, afin de garantir la sécurité des soins, le repos et les congés des soignants. L’organisation du service doit aussi être renforcée en novembre avec le retour programmé d’un professionnel.
Source : france3-regions.franceinfo.fr



