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Deux militants vont entamer une grève de la faim à Reims contre la sérophobie

Agnès Laumont-Davoine 2 min de lecture

Deux hommes annoncent une grève de la faim à Reims à partir de lundi 24 août. Selon stophomophobie.com, Christophe Paco et Nicolas Aragona, alias Supersero, entendent s’installer devant le palais de justice pour dénoncer les discriminations liées au VIH.

Leur action doit débuter deux jours après ce samedi 22 août. Les deux militants demandent aux pouvoirs publics de mieux prendre en compte la sérophobie et de donner une traduction concrète à l’objectif de « zéro discrimination » fixé pour 2030.

Des parcours marqués par la stigmatisation

La sérophobie désigne les discriminations, préjugés et violences visant les personnes vivant avec le VIH. Elle peut prendre plusieurs formes, notamment le rejet, les insultes, la divulgation du statut sérologique sans consentement, les discriminations dans l’accès aux soins ou à l’emploi, le harcèlement ou les violences.

Selon stophomophobie.com, Christophe Paco dit avoir été confronté à plusieurs de ces situations après la révélation de sa séropositivité par un voisin. Son statut aurait ensuite été divulgué dans son quartier. Une plainte déposée après ces faits a été classée sans suite.

Nicolas Aragona, connu sous le pseudonyme Supersero sur les réseaux sociaux, témoigne publiquement depuis plusieurs années de sa vie avec le VIH. Cette prise de parole l’a exposé à des insultes, des menaces et du harcèlement, dont une partie en ligne.

Trois demandes adressées aux pouvoirs publics

Les deux hommes formulent trois demandes : reconnaître pleinement la sérophobie comme un enjeu de santé publique et de lutte contre les discriminations, lancer une campagne nationale d’information et réunir personnes concernées, associations, professionnels et pouvoirs publics pour définir des mesures avec un calendrier et une évaluation.

Leur mobilisation porte notamment sur les refus de soins, les discriminations dans l’emploi, l’outing, l’accompagnement des victimes, la haine en ligne et la formation des professionnels.

STOP homophobie apporte son soutien aux revendications de Christophe Paco et Nicolas Aragona. L’association appelle les pouvoirs publics à leur répondre rapidement et se dit disponible pour participer à un travail collectif avec les personnes vivant avec le VIH, les associations, les professionnels et les pouvoirs publics.

La mobilisation prolonge aussi une pétition lancée en mars 2026 par Christophe Paco, adressée au Parlement français. Elle réclame une campagne d’information sur la sérophobie et une loi permettant de mieux sanctionner les comportements sérophobes. Selon stophomophobie.com, elle avait recueilli plus de 2 600 signatures au 22 août.

Source : stophomophobie.com

Agnès Laumont-Davoine

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