À Vatry, la chute du fret aérien fragilise l’aéroport marnais
L’aéroport de Vatry, dans l’agglomération de Châlons-en-Champagne, ne reçoit plus les vols cargo venus de Chine qui représentaient jusqu’à sept rotations hebdomadaires avant le 1er mars 2026. Cette chute du fret aérien fragilise le site marnais et ses activités logistiques, avec des répercussions pour les flux qui desservent aussi le territoire rémois.
Selon france3-regions.franceinfo.fr, ces avions ont cessé de venir après l’instauration en France d’une taxe de deux euros sur les petits colis d’une valeur de 150 euros. Cette taxe a été arrêtée le 30 juin 2026, avant l’entrée en vigueur, le 1er juillet, d’un droit de douane européen de trois euros. Mais les opérateurs ont conservé leurs nouvelles habitudes et font atterrir leurs appareils principalement à Liège, en Belgique, et à Findel, au Luxembourg.
Du fret arrivé par avion, puis transporté par route
Vatry reste néanmoins une plateforme de traitement de marchandises. Des palettes en provenance de Shanghai arrivent par avion au Luxembourg, puis sont acheminées par poids lourds jusqu’à l’aéroport marnais. Elles y sont reconditionnées avant de repartir en camion, notamment vers la Pologne et la Chine.
Le site peut recevoir jusqu’à 120 tonnes de ce fret certains jours. Mais cette activité reste irrégulière et mobilise les équipes sur des tâches qui ne correspondent pas à leur activité principale. Le recours au transport routier entre les aéroports et Vatry alourdit aussi le bilan carbone de cette chaîne logistique, selon le directeur général de XCR Airport cité par france3-regions.franceinfo.fr.
17 postes supprimés
Le trafic passager, déjà considéré comme secondaire, ne compense pas la disparition du fret aérien. L’aéroport, propriété du Département de la Marne, a supprimé 17 postes sur une trentaine lors d’un plan de licenciement économique intervenu en mai.
Le Département de la Marne a engagé des discussions avec Aéroport de Paris afin d’obtenir une redistribution de fret. Mais cette perspective pourrait prendre un à deux ans, alors que l’aéroport manque de recettes. Ses dirigeants pointent également des règles de dédouanement qui diffèrent encore selon les pays européens.
Source : france3-regions.franceinfo.fr
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