Reims Actualité

L'actualité de Reims et de la Marne

Économie

À Reims, retraités et étudiants face au poids des prix alimentaires

Agnès Laumont-Davoine 2 min de lecture
À Reims, retraités et étudiants face au poids des prix alimentaires

À Reims, le coût de l’alimentation modifie les habitudes d’achat et pèse sur les repas de certains retraités comme de nombreux étudiants. Devant un supermarché de l’avenue du Maréchal Juin, Jeannine, 80 ans, et sa fille Cécile, 53 ans, cherchent à réduire leur passage en caisse. « Maintenant, on regarde même le prix des légumes ! », résume Cécile.

Pour limiter les dépenses, elles achètent moins de viande ou privilégient des produits moins chers, en remplaçant par exemple le bœuf par le porc. Serge, 77 ans, explique de son côté avoir renoncé à certains achats en raison de leur prix.

Des choix contraints dans les courses

La hausse des prix alimentaires a été limitée à 1,5 % entre septembre 2025 et août 2026, après une progression de 23,7 % entre 2021 et 2025. Dans un sondage OpinionWay pour Action contre la Faim, 39 % des adultes déclarent manger à leur faim tout en renonçant à certains produits. Le manque de moyens est cité par 80 % d’entre eux.

Michelle, 76 ans, indique ne pas regarder les prix pour ses propres courses, mais apporte chaque semaine de la nourriture aux migrants installés au parc Saint-John-Perse, dans le quartier de la Croix-Rouge.

Le repas à 1 euro, un appui pour les étudiants

La précarité alimentaire touche davantage les 18-24 ans : 25 % d’entre eux déclarent ne pas manger à leur faim, contre 13 % des adultes en France. Au restaurant universitaire du campus Moulin de la Housse, les étudiants bénéficient du tarif social du Crous, fixé à 1 euro par repas depuis mai 2026.

Lucy, 22 ans, dit avoir déjà sauté des repas. Elle travaille désormais le vendredi soir, le samedi et parfois le dimanche pour améliorer sa situation, au prix d’une fatigue qui affecte ses révisions. Avec les autres étudiants rencontrés, elle souligne l’importance d’un accès à bas coût à l’alimentation. Le groupe s’oppose aussi à une baisse du plafond des titres-restaurant utilisables en supermarché. « Notre priorité n’est pas d’aller au restaurant mais de survivre », affirme Lorine, 22 ans.

Selon france3-regions.franceinfo.fr, les étudiants regrettent toutefois le manque d’options végétariennes et une moindre flexibilité dans la composition des plateaux depuis la mise en place du tarif à 1 euro.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Agnès Laumont-Davoine

Partager cet article

Retour en haut